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 Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.

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Elliott Marceau

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- Mascotte qui se croit fée -
❧ Lettres : 29
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❧ Crédits : endlesslove (sign)


MessageSujet: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 20:14

Elliott Marceau

- “Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours...” Marguerite Duras -

❧ Nom : Marceau ❧ Prénom : Nommé Timothy à sa naissance, il a été rebaptisé Elliott par Peter Pan ❧ Surnom(s) : Quand il était petit et de Nimiel, il se faisait appeler Le Petit Marceau et sur Neverland simplement Liot’. Il affectionne beaucoup ce surnom et l’a gardé. Il est très rare qu’on l’appelle Elliott car il se présente lui même comme Liot'❧ Age : Un peu plus de cinquante ans, mais il a été conservé par l’île de Neverland et a commencé à grandir lorsqu’il a quitté l’île. Son corps s’est arrêté vers la vingtaine. ❧ Espèce : humaine ❧ Lieu de naissance : Nimiel, Wonderland. ❧ Localisation actuelle Ormbrave ❧ Métier : il n’a pas de métier à long terme ou propre. Il n’a pas de diplôme ou de faculté reconnu. Tout ce qu’il sait c’est ce qu’il a appris tout seul en se débrouillant. Il est peut-être là son talent. Il s’adapte et fait un peu de tout ce qu’il peut être capable de faire. Il collectionne les petits boulots, des services contre une petite rémunération ou un geste commercial comme un bout de pain ou un repas, ... Ca passe par nettoyer une taverne et ses crachoirs, ciré des chaussures, assisté un inventeur de jouet, distribuer les journaux, ... Sinon, il joue un peu de violoncelle dans la rue pour se faire un peu de sous, ou dans des auberges, pubs, ... Il n’est pas rare de le voir à l’Auberge de la Bonne Pomme où il rend dépanne souvent pour faire le service à la taverne. C’est presque devenu depuis un mois et demi un travail régulier. ❧ Statut civil : Perdu ❧ Dans les histoires je suis : un enfant perdu ❧ Je ressemble à : Asa Butterfield
❧ C’est un jeune-homme qui a gardé son caractère de petit enfant. Il est puérile, capricieux, candide, sensible, mauvais, taquin, effronté et aussi très espiègle. Il adore faire des farces, parfois pas drôle du tout et même dangereuse, car il n’a aucune notion des responsabilités et oublie trop souvent les conséquences de ses gestes. Après c’est rare que ça en arrive là. Il est plutôt dans le genre farce et attrape.  Ce n’est jamais méchant. Pas pour lui en tout cas. Il a aussi peu de notion de ce qui se fait ou ne se fait pas, du bien ou du mal, un peu perdu. Il ne voit pas les relations et les échanges de la même façon que les autres. Il a un peu vécu comme une petite fée de Neverland dans sa tête. Alors il peut se montrer parfois gauche, voire complètement déplacé ou méchant, mais il ne s’en rend pas compte. Parfois il le sait, car on le lui a expliqué mais ça ne l’empêche pas de continuer. Disons qu’il a une candeur pure, presque pas touché par les moeurs communes qui peut habiter une personne humaine, comme la morale. Il donne l’air d'être détaché, presque d’un simplet ou d’un sociopathe, ça dépend sous quel jour vous le voyez. Il dit alors ce qu’il pense, fait ce qu’il veut. Rit trop souvent du malheur des autres. Demande peu souvent la permission. Il est aussi très rancunier et jaloux. Ah et peu importe si la personne le porte dans son coeur, si lui a de l’affection pour une personne, il le lui montrera. Il s’attache sans avoir aucun contrôle. Il dit souvent que ça lui tombe dessus comme ça et il ne peut rien y faire. C’est plus fort que lui. Il ne comprends simplement pas ce qui lui arrive, et se laisse porter par ses envies et ses transports. Et il s’attache très facilement, mais il coupe tout aussi facilement les ponts quand il sent que ça lui échappe trop. Il a été abandonné deux fois, il préfère alors inconsciemment arrêter lui-même avant que ça aussi, ça ne lui tombe dessus. Donc, il peut lui arriver de disparaitre et ne plus donner de nouvelle, voire de ne même pas vous adresser la parole quand il vous croise, ou il vous évite tout simplement. En général, il est assez sauvage et s’approche rarement des gens. C’est plutôt ce qu’ils possèdent qui l’attire. Il a aussi très peu confiance en les hommes adultes, mais alors vraiment pas du tout. On peut presque dire qu’il en a peur.
Il s’émerveille d’un rien, pour vu que ça le transporte. Les bulles de savons, la neige dans les boules à neige, la magie, des pétales de fleurs d’un arbre qui s’envolent au vent, les machines plein d’engrenage et de pistons, à la vapeur, électrique, à balancier, ... Un enfant plein d’insouciance qui aiment découvrir les choses, curieux. Vraiment très curieux.
Mes petits Secrets
Un grand farceur, il adore faire des blagues monumentales ou petites. Parfois juste assez pour vous agacer au quotidien. Ca depent de son humeur. Il va cacher des objets ou les voler, vous lacer vos chaussures ensembles, mettre de la glue sur votre visage et le collé au comptoir du bar si vous vous endormez trop ivre, ... C’est souvent et simplement parce que ça l’amuse. Il trouve innocemment drôle. Il a des ailes de « fée » tatouées dans le dos, ressemblant à celle des insectes pleines de nervures qui forment des cellules. Elles recouvrent le long de son dos et sont en position fermée. Ce sont les fées elles-même qui les lui ont faite sur Neverland. Puis à Ormbrave, il s’est récemment fait tatoué en belle cursive, la phrase « I do believe in fairies » dans l’intérieur du poignet gauche. Il joue du violoncelle et parfois dans la rue pour se faire un peu de sous ou là où on veut bien le laisser jouer. Il adore les boules à neige et les boîtes à musique. Il en a plein son « spot » à Nimiel. Et il commence à se faire une collection à Ormbrave qu’il compte bien ramener avec lui. Il est fasciné par les mécaniques en tout genre, les outils, les jouets, tout ce qui sort un peu de l’ordinaire. Il les démonte la plus part du temps pour comprendre comment cela marche. Parfois il les remonte et d’autre pas car il n’y arrive pas. Ou qu’il les trouve bien plus jolies démontées. Attention, ne le laissez pas trop longtemps dans une pièce avec des gadgets ou vous risquez de retrouver des pièces étalées méticuleusement au milieu du cadavre du dit objet. Ce dont il raffole c’est les vieilles montres avec leur microscopique engrenages. Et les armes ancienne arme à feu aussi. Il se prenait pour une fée sur Neverland, parce qu’il les adorait et rêvait d’en être une. Ce n’est que les conséquences d’une grosse névrose pour oublier son ancienne vie. Il ne faut pas l’attraper trop brusquement alors qu’il ne vous a pas vu venir. En fait même s’il vous voit venir. Il risque de paniquer et les coups partent vite. Il peut aussi simplement faire une crise de panique. Enfin, en résumé, il réagis très mal. Arriver par devant c’est plus sûr, quitte à l’interpeller avant. En fait ne le toucher pas du tout. En général, il n’aime pas ça. C’est lui qui décide quand il accepte un contact, en faisant le premier pas. Une main posée sur votre bras contre une main posée sur son bras. La lecture n’est pas son fort. Il n’a pas eu le temps de finir cet apprentissage, sa mère n’avait pas eu le temps et après elle n’était simplement plus là. Et pourtant, il adore les livres et les histoires. Alors soit il se force et essaie de déchiffrer cet assemblage de lettre et de mots qui forment des phrases et des récits, ou alors il cherche à ce qu’on lui lise ou lui raconte. Il aime le pouvoir de l’imagination que peut créer l’écriture et les livres. Il a toujours son doudou, qui était un morceau d’une robe de soie qui appartenait à sa mère. Il se le frotte souvent entre le pouce et l’index de la main droite (un geste très précis) lorsqu’il est stressé, triste ou angoissé. Il ne le quitte jamais, souvent noué à son poignet gauche ou parfois dans une poche. Spatio-temporellement, il est né à Nimiel dans Wonderland, le Royaume de la Reine de Coeur. Ensuite, il a été emporté sur Neverland par Peter Pan pendant une cinquantaine d'année. Après, il a été chassé par Peter Pan et est retourné à Wonderland, passant quatre ans dans un orphelinat pour s’enfuir et s'exiler chez la Reine Blanche. Il y passe encore quatre ans et un Langue Magique à échangé sa place lui. Il est à Ormbrave depuis un peu plus de deux mois. Il adore faire de la balançoire, il a l’impression de flotter et s’envoler, de quoi se noyer dans l’idée qu’il est une fée.
Interview
❧ Ce que je pense du bien et du mal : Bah ce que j’ai compris c’est que ce qui me parait bien et mal ça ne l’est pas forcément pour tout le monde. Et ça pose quelques soucis. ‘Fin bref ! J’ai un peu du mal à répondre à la question parce qu’en fait je pense que ça m’échappe. Je sais qu’on fait des choses et que parfois cela à des conséquences, mais comme je ne juge pas au même titre que la majorité. C’est absurde comme question. Qu’est-ce qui est vraiment bien ou mal ? Pour moi cela n’est pas défini. J’ai mon propre avis là-dessus et je commence à comprendre certaine chose qui n’était pas évident pour moi mais l’était pour les autres. Si ça ne me fais pas de mal, pour moi c’est Bien. Aussi simplement que ça...
❧ Ce que je pense de la Magie : Je trouve ça tout simplement magique. Il n’y a pas d’autre mot. Moi j’en oublie tout et je m’émerveille juste. Rien ne me donne plus d’émoi. J’aimerai en faire. Être réellement magique aussi. Comme une fée par exemple et faire pousser des fleurs. Ou maitriser l’eau ! Qu’est-ce que j’aimerai jouer avec l’eau. Faire apparaitre des choses, créer des illusions pour illustrer mes histoires.
❧ Ce que je pense des aventures : Je pense que j’aimerai arrêté. J’ai trop bougé et vu d’endroit. Bon pas beaucoup, que trois techniquement, mais Wonderland a un peu changé en quelques décénies, donc c’était comme un nouveau monde à découvrir. J’aimerai me poser un peu. Après j’aime vivre des aventures alors qui sait si je n’irai pas voir ailleurs ou m’engouffrer dans de nouvelles situations qui me feront voir d’autre chose. Mais je veux retrouver ma cavité sous terre avec mes boites à musique et mes boules à neige qui sont restés à Wonderland.  
❧ Ce que je pense d'Ormbrave et ses Langues Magiques : Ses Langues Magiques je sais pas quoi là, bah déjà j’ai pas tous saisi. Tous le monde en raconte des histoires aussi. C’est jamais pareil, plein de chose se contredisent parfois. Bon peut-être que je devrais arrêter de poser des questions aux ivrognes de l’Auberge de la Bonne Pomme aussi. Ils ont pas toute leur tête. Je cherche encore à glaner des informations pour mieux comprendre, mais y’a tellement de chose à voir dans cette ville. Dans ce monde si nouveau. Je n’arrive pas à me lasser. Si je savais écrire, j’aurais fait une liste aussi longue que mon bras sur tout ce que je dois voir ou étudier, observer, ... Après, Ormbrave est une ville sympathique. Il y a même un quartier pour nous les gens un peu paumés qui débarquent. Ce n’est pas horrible, et beaucoup moins qu’à Wonderland. Je ne suis presque pas habitué à vivre aussi confortablement. Et je dis ça, je vis simplement dans une cave avec une dame aveugle qui me prépare de temps en temps des petits plats... C’pas le grand luxe encore.
❧ Déjà entendu parler de l'autre continent ? Ce que j'en pense : Gundabas ? Barabas ? Non... Enfin vaguement. Je retiens jamais le nom de ce continent. Je n’y ai jamais mis les pieds. Je n’ai même aucune preuve que ce monde existe. Après j’aime les histoires et on m’en a conté de là-bas, donc je sais un peu. Ah ! Dunaras ! C’est ça non ?

- Qui se cache derrière ce merveilleux personnage -

Je m'appelle Pisychopatate, j'ai 26 ans, je suis auxiliaire de puer' et je viens du ventre de ma maman. J'ai trouvé le forum via en me baladant de forum en forum en débutant par un top-site et je le trouve vraiment trop beau et le contexte sympa !. Pour finir, je dirai : bravo pour votre travail, car surbookée, je me suis inscrite quand même ! ❤︎.

Spoiler:
 


If I am just a piece of cake, I am just a piece of cake. Then, you're just a piece of meat, You're just a piece of meat to me. (melanie martinez) ▵ ©️endlesslove.
“ i’m a lost boy ” ▵


Dernière édition par Elliott Marceau le Dim 18 Sep - 13:45, édité 23 fois
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Elliott Marceau

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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 20:14

/!\ Attention, le texte peut heurter la sensibilité de certain par la présence de scènes choquantes et/ou violentes.

Ca commence par de l'amour

- Et ça fini toujours par de l'aigreur -

Sa vie commença dans un bordel. Timothy Marceau, appelé le Petit Marceau était le fils de Garance Marceau une femme de « petite vertu » qui a vendu son corps de longue années comme gagne-pain. Il est arrivé un jour qu’elle enfante à s’adonner à ce genre de travail. Un enfant non-désiré. Qui souhaiterait un enfant dans ce genre de vie ? Que pouvait-elle vraiment lui donner comme vie ? Elle l’a aimé très profondément et à toujours penser à lui. Sa venue au monde fut comme un nouveau souffle pour elle. Elle avait un but dans sa vie, faire grandir cet enfant qui n’attendait que son amour. Et de l’amour, elle en avait à en revendre. Ses occupations ne lui laissait que peu de place pour ce genre de chose, ni même le temps ou l’envie. A trop voir les vices des hommes elle n’avait pas envie de se tourner vers eux ou de leur faire confiance. Mais Timothy pu combler son besoin d’affection en le chérissant et le protégeant comme la prunelle de ses yeux.

Puis il arriva un soir, comme beaucoup d’autre en somme. Du moins ça arrivait… Il avait douze ans. Il n’y avait personne pour le garder dans la maison close de fortune, pas une seule employées de la chair de libre, ni même la Mère Maquerelle. Il avait alors le droit d’être enfermé dans le placard et ne pas faire de bruit, ni bouger avant que sa mère ne lui ouvre la porte. Elle lui murmurait toujours de fermer les yeux et se plaquer les mains sur les oreilles. Une malsaine habitude qui s’était inscrite dans son enfance. Ce soir là, sa mère l’attrapa tendrement par la main et le dirigea vers le placard aux fines portes dont la moitié avait de fine ouverture comme de vieux volets d’une maison de campagne. Il s’asseyait sur la grosse valises en velours et accompagné d’un livre et son doudou, il patientait entre les manteaux et les robes de sa mère. Elle avait très peu de qualités ou à la coupe raffinée. Et pourtant c’était celles qu’il préférait. Le toucher doux et délicat du satin ou de la soie. C’était un bout d’une ancienne robe en soie qui tombai en lambeau et elle lui en avait découpé un morceau pour lui en faire un doudou. Il était toujours dans ses jambes à caresser le bas de sa robe entre son pouce et son index, et suçotait son pouce de l’autre main. Il avait beau grandir, il n’avait jamais pu se séparer de son objet transitionnel. Et il l’a toujours. Il ne se plaquait plus les mains sur les oreilles. Une vieille rengaine qui meublait ses moments de jeu solitaire. Des jeux pour tenter d’oublier les bruits étranges et perturbants qu’il pouvait entendre même en se bouchant les oreilles.

La porte s’ouvrit et le « clac » de la clanche indiquait que l’homme était entré comme toutes ces fois. Il tournait les pages du livre jusqu’à trouvé une illustration. C’était un roman d’aventure. Il devinait les dessins, parce qu’il les connaissait par coeur, puis grâce à la lueur de la lampe à huile qui passait par les interstices de la porte du placard. Il s’imaginait lui même ses propres histoires en s’inspirant des images. Il s’osa à lire quelques lignes, mais c’était beaucoup trop d’effort et les grognements gras de l’homme ne l’aidait pas à se concentrer. Puis au bout d’un moment, il posa son livre, ramena ses genoux sous son menton et se cala les mains sur les oreilles, tout au fond du placard en espérant que ça finirait vite. Il ne supportait pas d’aller dans le placard. Au moins avec la Mère Maquerelle, il avait parfois des madeleines avec du thé aux fruits rouges ou un verre de lait. On le choyait dans le bordel. C’était la mascotte. Quand elles étaient plusieurs de libres, elles se battaient souvent pour savoir qui s’occuperait de lui avec son visage d’ange et ses magnifiques grands yeux bleus. C’était leur Petit Marceau. Il était un peu leur fils à toutes.

C’est alors qu’un hurlement féminin l’interpella alors qu’il arrivait presque à trouver le sommeil. C’était la voix de sa mère. Il décolla ses mains de ses oreilles. Elle hurla une nouvelle fois et des bruits sourds lui parvenaient. Il s’approcha lentement de la porte du placard et essaya de voir au travers des planches inclinées. Il ne voyait que la silhouette massive de l’homme au pied du lit, debout et dans de grands mouvements il levait haut la main pour l’abattre. Encore un bruit sourd. Puis un craquement et plus un son. Il y eut un léger gémissement et un respiration sifflante et le silence se déposa lentement dans la chambre. Timothy était resté figé, ses grands yeux ouverts et voilés d’effroi. Lorsque la silhouette essoufflée et encore débraillée se déplaça, il vit le triste corps de sa mère dans une position horrible sur le lit, le visage tuméfié. Un sanglot lui échappa et arrêta l’homme dans son élan, commençant à remonter ses braies et se diriger vers la porte de la chambre. Il le vit et l’entendit faire demi-tour. L’homme jaugeait la chambre. Timothy eut de plus en plus de mal à se retenir de pleurer avec l’angoisse. Les deux mains plaquées sur sa bouche, les larmes coulaient malgré lui et son corps se secouait violemment. Il se déplaça légèrement pour mieux voir et l’ombre colossale s’approcha du placard. Il recula brusquement au fond quand la porte s’ouvrit. Il se cacha derrière les vêtements, mais on voyaient ses jambes paniquées qui s’agitaient pour reculer alors qu’il avait déjà le dos contre le mur. Une poigne de fer lui attrapa la cheville et le fit glisser sur le planché. Il poussa un gémissement de peur et le fixa avec terreur. L’homme le dévisagea longuement, captivé par ses yeux et son visage. Malgré les coups, les talents de la mère, l’homme était resté sur sa faim. Un besoin de plaisir non-assouvis et malsain. Ce qui se passa ensuite, même lui ne veut en parler et n’en a jamais parlé depuis.

Ses cris avaient alerté la Mère Maquerelle qui arriva en trombe. Avec l’aide d’autre prostituées elles firent céder la porte à grand coup d’épaule. Les gémissements du Petit Marceau leur avait fendu le coeur et elles s’étaient toutes grandement inquiétées. Lorsque la Mère Maquerelle arriva enfin à entrer dans la chambre, le tableau qui s’offrait à eux fut encore plus douloureux que d’avoir entendu ses cris. L’homme lâcha Timothy qui se recroquevilla sur lui-même, tremblant et sous le choc. La patronne de la maison close se mit à hurler sur le client, le traitant de tous les noms et lui ordonnant de disparaitre tout en s’emparant de la seule et misérable chaise de la coiffeuse pour continuer à le menacer. On ne tolérait pas ça ici, c’était un endroit respectable, et tant qu’elle était en vie, personne ne touchait au Petit Marceau. Elle n’avait eu qu’une envie, le tuer, mais il réussit à se carapater. Les filles fondirent sur le Petit Marceau. Il ne bougeait pas. Son morceau de robe contre lui, les yeux rivés sur le visage de sa mère, les yeux encore ouverts et comme voilés d’un linceul. Le sang coulant de son nez et sa bouche tâchait les draps miteux du lit.  Une des filles posa délicatement une mains sur sa tête et comme s’il venait de se réveiller, il se débattit et s’enfuit à son tour. La Mère Maquerelle lui courut après et lui hurlait de revenir. Malheureusement dans la nuit sombre du quartier peu éclairé, elle avait perdu sa trace.

Le Petit Marceau s’était mis à courir et courir jusqu’à ce que ses jambes ne lui répondent plus, que ses poumons lui sciait la poitrine d’une brûlure vive et il s’écroula au milieu d’une route boueuse en dehors du petit hameau du royaume de la Reine Blanche. Le choc émotionnel, la fatigue, la peur, la perte, … Il ferma les yeux et se laissa emporté par les limbes. Il n’avait plus de larmes. Son corps avait préféré tout arrêter avant que son esprit ne se brise en mille morceaux.  Il y resterait quelques profondes fêlures.  


Quand je suis devenu une fée

- et qu’on m’a dit que j’étais un enfant perdu -

❧ Je me suis réveillé… Et c’était réellement étrange. J’étais ailleurs. Je me rappelais de rien, ou très peu de chose. Des images floues et beaucoup de bout de l’histoire me manquait. C’était comme un cauchemar après avoir trop bu du rhum que la Mère Maquerelle me mettait dans mon lait le soir quand j’étais trop énervé. Lorsque j’ai ouvert les yeux, tout avait changé. Le décor était beaucoup plus chargé dans sa flore. Une nature broussailleuse et pleine de couleurs vives. Le soleil était radieux et sûrement à son zénith car j’ai bien peiné à ouvrir les yeux. C’est que peu après avoir remarqué que je reposais sur une couchette faite d’un simple draps et de bourre improvisée faite de paille, feuilles séchées et plumes que je vis tout un nombre de paires d’yeux me fixer. C’étaient des garçons un peu plus vieux ou plus jeunes que moi. C’est alors qu’un des jeunes poussa les autres pour arriver devant l’assemblée qui commençait à parler de moi, entre eux, à voix basse. Il avait le regard mutin et ce rictus narquois qui faisait sa réputation. « Je suis Peter Pan, celui qui règne sur cet île. Comment tu t’appelles ? » se présenta t-il en restant debout devant moi, bien droit. Je le jaugeais sans oser dire un mot, complètement perdu. Et le mot était faible et dans la thème. Je devais ressembler à un poisson qui manquait d’air, la bouche ouverte et les yeux encore collant de sommeil. Il fit un geste des mains pour communiquer son impatience et son rictus s’était transformé en une grimace qui laissait présumer qu’il allait être froissé.
« Le Petit Marceau… » finit-je par parler, ayant répondu ça par réflexe. Il retrouva de nouveau le sourire et me demanda de me redresser. Je m’assis. Il fit les cents pas en se grattant la tête sous le regard subjugués des autres enfants qui sautait de moi à Peter. « Petit Marceau, tous ça c’est fini ! Maintenant, tu vas t’appeler… Elliott ! Mais on t’appellera Liot’. Tu es un enfant-perdu maintenant ! » me répliqua t-il alors que tous les autres frappaient des mains ou poussaient des cris de joie. Une façon de me souhaiter la bienvenue. J’avais simplement hoché la tête. J’appris bien plus tard que Peter Pan m’avait récupérer alors qu’il était en visite incognito sur Wonderland et qu’il m’avait entendu et vu courir dans la rue. Il avait alors décidé de m’emmener avec lui à Neverland pour me « sauver ».

J’y ai vécu au moins cinquante ans et il s’en est passé des choses. J’ai passé beaucoup de temps avec les enfants perdus et leur jeu du faire-semblant, puis je me suis petit à petit détaché d’eux. C’était presque par accident, ou ennui. Cet île à la faculté de conserver votre jeunesse, mais surtout par l’esprit et avec une telle puissance que c’est ce qui doit nous empêcher de vieillir. J’ai errer sur l’île parce que j’ai suivi une lumière. Une petite luciole scintillante et tintante. C’était une petite fée. Il y en avait qui peuplaient Neverland. Je les adore. Elles sont tellement adorables, belles et fascinante. Des créatures de toute beauté. J’ai fini par passé un temps monstre avec elle, à les observer, les apprivoiser et j’étais devenu encore une fois la mascotte d’une communauté particulière. Je suis tellement resté avec ces petits êtres merveilleux que j’ai fini par vouloir en être une. Et dans le pays imaginaire qu’est-ce qui m’empêchait d’en être une et écrire ma propre histoire ? Après plusieurs années à vivre à leurs côtés, j’ai fini par penser comme elles, agir comme elles, j’en étais devenu une dans ma tête et j’y croyais tellement que j’en avais presque tout oublié. Je pouvais oublier et jamais je ne leur serais assez reconnaissant pour m’avoir permis une telle chose. J’étais quelqu’un d’autre. J’étais ce que je voulais être. Elles m’ont appris beaucoup de chose sur la nature et elles m’ont un peu éduqué à leur image au fil du temps.

Un jour Peter Pan est venu à ma rencontre. Il n’avait pas l’air content du tout. Il était arrivé seul, le visage froid et le regard sombre. C’est lorsqu’il parla que j’avais compris qu’il devait être sûrement blessé. Il m’a reproché de ne pas lui être loyal et l’avoir trahi en allant vivre avec les fées. Je l’avais oublié et je n’avais pas le droit. Pourquoi ? Parce que j’étais un enfant-perdu et que je lui appartenais. J’étais à lui, pas aux fées. Il n’aimait pas partager, comme les fées. J’ai secoué la tête en revendiquant que j’étais une fée et puis c’est tout. Grossière erreur. Je ne sais même pas si de toutes les façons lorsqu’il était venu à ma rencontre, j’avais une chance de me rattraper. Il m’ordonna de quitter son île. Il voulait que je parte. « Je te condamne à devenir adulte… Demain aux aurores, je ne veux plus te voir sur mon île. » ont été ses derniers mots. J’ai du le quitter lui qui m’avait « sauvé » à ses seules conditions. Il m’a jeté, comme ça. C’était à mon tour d’être blessé. Puis cela voulait aussi dire que je devais quitter les fées et surtout l’une d’elle dont j’étais amoureux, ce qui me brisa le coeur. Même si cela devenait compliqué de la gérer avec ses humeurs et sa possessivité sûrement pire que celle de Peter. Une fois je l’ai vu tuer à main nue une de ses congénères parce que je l’ai ramassé alors que je lui avait donné un coup de la main par inadvertance, je me suis dis qu’il fallait peut-être prendre des distances. Je l’ai simplement ramassée et elle était devenue folle. Rien que d’y repenser, j’en ai un haut-le-coeur. Je n’aurais jamais pensé que ce genre d’êtres si adorables et mignons pouvaient êtres si cruels. Avant de partir, elles m’ont toutes fait hommage. Je n’ai pas vu ma petite préférée. Elle devait être trop triste pour le supporter. Je ne sais pas si les fées peuvent mourir de chagrin, je ne l’espère pas. Elle je ne l’oublierai jamais en tout cas. J’ai une pensée pour elle chaque soir, comme une prière avant d’aller m’endormir. Ses consoeurs m’ont alors tatoué à l’aide de pigment extraite de fleur et d’épine, des ailes de fées dans le dos, à l’image parfaite des leurs. Même pour elles, j’étais une fée. Elles m’avaient adopté.   


Puis le temps m’a repris en son sein...

- “Les blessures se cicatrisent, mais les cicatrices continuent de grandir avec nous.” (Stanislaw Jerzy Lec ) -

❧ Je suis retourné dans Wonderland. Je suis pas resté longtemps à errer dans les rues car une dame, une mère avec sa petite fille m’a trouvé et m’a amené dans un orphelinat. Elle m’a demandé qui j’étais et j’ai dis une fée, puis elle m’a dévisagé. Ce n’était sûrement pas la réponse qu’elle attendait alors j’ai dis bêtement que j’étais un enfant perdu. Et je pense qu’elle n’a pas compris… L’orphelinat, c’était pas mal. J’étais sous un toit, presque au chaud et je me nourrissais assez pour survivre. Après je n’étais pas forcément mal vu par les autres pensionnaires car je n’étais pas le seul à être bizarre. La plus part avaient des visages mornes et leur rire étaient comme brisés par la morosité. Les plus vieux embêtaient les plus jeunes et les punitions étaient rudes. Très dures même. Je n’étais pas chez la Reine Blanche, ça c’était sûr. J’y suis resté quatre ans avant de m’enfuir. Puis j’ai marché. J’ai reconnu les rues même si en tant de temps, elles avaient un peu changées. Il y avait encore des souvenirs du passé qui persistait : des bâtisse, un arbre toujours si droit et fier, les fontaines, ... Je suis retombé sur la Maison Close où se trouvait ma mère. J’y suis entré. Il n’y avait plus personne que je connaissais. Elles étaient toutes mortes et ça ma fait un choc. Je comprenais bien surtout quand je me suis rappelé le temps que j’ai passé sur cet île, mais ça ma fait drôle quand même. J’ai demandé les registres d’il y a plus de cinquante ans, précisément celui de Garance Marceau. La nouvelle patronne avait longuement hésité, se demandant pourquoi un jeune adolescent demandait de tel renseignement. C’est qu’après avoir reconnu mes yeux, les mêmes sur une petite photo qui était toujours accroché dans le bureau de l’ancienne Mère Maquerelle qu’elle compris. « Tu es le Petit Marceau ? » demanda t-elle la voix cassée par l’émotion. Elle décrocha la photo du mur et me l’apporta. J’y étais avec ma mère. J’ai regardé en l’air. « Il n’existe plus. Je suis Liot’ maintenant » avait-je simplement murmuré, toujours en détournant le regard vers le planché. Elle me donna le registre. Les pages avaient jaunies et la couverture était couverte de poussière. Il sentait l’humidité. Je feuilletais rapidement jusqu’à tomber sur la dernière page remplie et prit des lustres à lire le nom pourtant écrit à la plume dans de parfaites cursives et je suis parti. Ce qui s’est passé quand je suis entré dans le bordel, c’était un flot de souvenir aigre et douloureux qui m’ont frappés en pleine poitrine. Comme une flamme qui me dévorait le corps et l’esprit. J’ai eu du mal à supporter que Peter Pan me jette d’un monde où je pouvais être celui que je voulais et tous ces soucis venait de cet homme qui avait tué ma mère. J’étais juste plein de haine et de colère. La tristesse me hurlait de calmer tout ça. La tristesse me susurrait de me venger.

Ca m’a pris une semaine où j’allais partout, dormant à même la rue, caché des courants d’air glacé en trouvant un coin dans une impasse entre les maisons en pierre. J’ai visité des tavernes, des maisons d’artisants, interrogé tout le monde à propos d’un homme du nom de Wayn Donovan. J’ai fini par trouver sa maison et j’y suis allé. Je suis entré par la fenêtre de la cuisine en pleine nuit qu’on avait oublié de fermer. Me baladant dans la maison, je découvris le salon et soudain un jeune homme de plus de vingt-ans me fit face dans sa robe de chambre. Il s’était figé en me voyant et avait attrapé le tisonnier de la cheminée à sa gauche. Il m’ordonna de partir et que je dépose ce que je lui avais volé. J’ai simplement penché la tête. Il avait le même visage, mais il était plus maigre et légèrement plus petit. Plus jeune. « Wayn Donovan ? » avait simplement sifflé ma voix malgré moi. Il m’annonça qu’il était mort, continuant d’avancer avec son arme de fortune pour me menacer. Je suis resté interdit. Je me sentais bête et ne savais plus quoi faire. Des jours que je préparais ce moment où j’allais enfin me libérer. Je me suis mis à pleurer et le jeune-homme compris que je n’étais pas venu le voler. Il a reposé le tisonnier sur le sol et s’approcha de moi. « Eh petit ça va ? Tu lui voulais quoi à mon père ? Je peux t’aider ? » et je pleurais de plus belle. Il m’a pris dans ses bras et je l’ai repoussé violemment en hurlant. Le jeune-homme était retombé sur ses fesses, puis j’ai attrapé le tisonnier et je l’ai frappé une fois avec force. Il s’était protégé de ses bras. Et j’ai continué jusqu’à ce que son visage soit méconnaissable, car je n’arrivais pas à le regarder. J’avais du sang plein les vêtements et le visage tout comme sur le tapis persan devant la cheminée entre deux énormes fauteuils. Je suis resté un instant à jauger le cadavre avant de repartir et de me remettre à courir jusqu’à ce que je ne puisse plus faire un pas de plus. Le pire dans tout ça, c’est que je ne me suis pas senti libéré.

Ensuite, j’ai vécu à la rue pendant quatre ans. J’ai quitté le Royaume de la Reine de Coeur pour la Reine Blanche. Je m’étais intégré malgré moi avec un groupe de jeunes comme moi qui n’avaient ni toit, ni famille à par eux. Des enfants-perdus à Wonderland... c’était un peu ça. Il y en avait encore une fois de tout âge. On vivait de ce qu’on arrivait à mendier ou voler. J’avais l’impression d’être le grand Oliver Twist, mais je me débrouillais beaucoup mieux en larcin. On manigançait de ces plans farfelues pour arriver à nos fins. C’était presque plus un jeu que pour la survie. C’est avec eux que j’ai appris à chaparder discrètement ou faire du vol à l’étalage avant de fuir. J’étais rapide et fin, donc je me faufilais partout. J’ai appris à grimper et toujours trouver une solution. La seule solution : c’est de ne pas réfléchir et très bien connaitre les rues. J’étais pratiquement imprenable. J’ai fini plusieurs fois à l’orphelinat mais je m’enfuyais ou alors je me faisais attraper par les gens que j’avais détroussé. Je préférais qu’on m’envoie à l’orphelinat, parce que mes punitions étaient parfois tellement bizarres, ou je rendais service pour payer les pots cassés. La vie était tellement différente dans le royaume de la Reine immaculée. Je n’ai encore trouvé aucun autre endroit qui pouvait ma fasciné autant. Les gens, la mentalité, la façon de vivre entre eux, c’était si intéressant. Ca m’émerveillait. Je me sentais moins à part, comme j’aurais pu l’être ailleurs...

On vivait surtout sous-terre dans des catacombes qui se trouvaient plusieurs mètre plus bas sous une immense bâtisse abandonnée  et reculée du centre. Certains couloirs s’étendaient jusqu’au coeur du pays. Tout le monde savait que c’était notre repère. Il n’y avait aucune règle si ce n’était profiter de notre jeunesse et être celui qu’on voulait être. J’avais alors une toute nouvelle vie où je vivais et trouvais même le temps à l’insouciance, aux rires et trouver presque une sorte d’équilibre. « Liot’, le petit garçon de la rue qui se prenait pour une fée ». Mais j’étais une fée ! Y’en a même qui me croyait sincèrement ! Soit... J’ai grandi avec eux. Ce n’était pas facile tous les jours car nous avions chacun notre caractère, puis j’ai commencé à faire parti des plus vieux et veiller sur les plus jeunes avec d’autre. Ceux qui avaient veillés sur moi sont partis, soit par choix, soit qu’on n’avait plus de nouvelle, soit la maladie les avait emporté ou par de malencontreux accidents. Puis pour ramener des sous, j’ai commencé à rendre des services aux habitants du Royaume de la Reine Blanche. Je le faisais contre de l’argent, de la nourriture ou du troc d’objet. Mon spot à moi était une vraie petite caverne aux trésors. Les plus petits adoraient y venir, pour remuer les boules à neige à la lueur de la bougie ou se laisser bercer par les boîtes à musiques que j’empilais toujours un peu plus là où j’avais de la place. J’ai fais de tout. Nettoyage de taverne, cirage de chaussure, aller chercher du charbon dans les mines, distribuer la gazette, du transport de marchandise en charrette aussi, porter des vêtements coquets et plein de couleur en faisant le crieur-public dans les rues. J’ai même pu assister un fabricant de jouet et un autre de montre. J’ai adoré ces expériences. Bon, ils m’ont vite congédié car ils en avaient marre que je démonte tous pour voir comment c’était à l’intérieur de ces impressionnantes et si petites machines.

J’aimais cette nouvelle vie. J’avais pris mes marques et mes habitudes. On vivait bien même si très maigrement mais on n’avait pas besoin de plus. Vous savez pourquoi ? Parce qu’on peut se nourrir d’aventure et rien ne peut arrêter notre imagination. Quand les temps étaient durs pour tous les autres, je leur racontais des histoires pour leur faire oublier les maux de la vie miséreuse et simple qu’on avait. J’étais réellement bien et à ma place. Enfin bien, j’ai toujours quelques soucis social avec autrui, mais c’est qu’un détail. Puis, il y avait une fille. Non. Une jeune-femme. Elle m’émoustille à chaque fois que je pose mes yeux sur elle ou que j’entends sa voix, sent son parfum. Je n’ai jamais vu aussi pure et bienveillante si ce n’est les fées. Elle l’était encore plus qu’elles. J’ai envie de me noyer dans son aura. Le seul soucis c’est que c’est la Reine Blanche et que moi, je ne suis qu’un enfant des rues. On m’a dit plusieurs fois que c’était « impossible » ou que « ça ne se faisait pas d’aller la voir comme ça » ou encore que je devais « arrêter de rêver, ça ne se fera jamais ». Mais qu’est-ce qui doit se faire ? Je n’ai jamais compris. J’aime juste passer du temps avec elle, lui parler et la voir – comme ça se passe souvent quand une personne me touche. Sa présence me suffisait. Pour l’instant je ne demande rien d’autre. Les gens sont si étriqués dans leur esprit étroit. Je suis de la rue, j’ai ni mère, ni père. Qui sont-ils pour me dire quoi faire ? Je suis mon seul maitre.

Et un jour, comme à chaque fois que je trouve enfin ma place, on me déplace. Je jouais du violoncelle dans la rue. C’est ma mère qui a commencé à m’apprendre. Elle en jouait si bien. Puis j’ai pu finaliser mon apprentissage lorsque j’ai travaillé pour un luthier. Ce dernier m’avait aidé à comprendre comment marchait un instrument et dès ce jour, j’ai affiné mon doigté sur les cordes et mon oreille. Ma gavroche sur le sol terreux et sec d’un été, je jouais surtout pour le plaisir. Quelques petites pièces s’étaient accumulées au cours de la soirée dans mon chapeau informe et plein de trou. Et alors, toujours l’instrument entre mes jambes et moi l’enlaçant pour le faire vibrer, je me suis retrouvé totalement ailleurs. Ormbrave. C’est ce que j’ai appris en parlant avec les gens là-bas. Ca fait deux mois maintenant. Ca m’enquiquine un peu. Je n’avais pas envie de rester ici. Il y a plein de chose que j’ai découvert avec émerveillement et il y en a encore plein d’autre, mais je préfère Wonderland. Une dame aveugle m’a gentiment offert un logis. C’est la cave de sa petite maison, mais c’est déjà ça, puis ça me rappelle ma vie de cataphile. Elle est aveugle, alors parfois je monte à l’étage pour l’aider un peu et elle me prépare de très bon pot-au-feu avec du pain moelleux et chaud. C’est une très gentille dame. J’ai repris mes vieilles habitudes, je chaparde, je rends des petits services contre une reconnaissance, je collectionne des objets ou des matériaux, … Je patiente le temps de retourner de l’autre côté. Faut juste que je trouve comment ça marche, mais les gens ils parlent pas beaucoup.


If I am just a piece of cake, I am just a piece of cake. Then, you're just a piece of meat, You're just a piece of meat to me. (melanie martinez) ▵ ©️endlesslove.
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Dernière édition par Elliott Marceau le Dim 18 Sep - 14:11, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 20:40

Bienvenuuee :) Courage pour ta fiche ^^


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Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. unbreakable.
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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 20:49

L'enfant perdu qui pensait être une fée, j'approuve mdr
Officiellement bienvenue du coup frog snob pq imbanana manger hehe ola crazy strip poele


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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 21:17

Haha encore un perso wtf mdr
ça va être trop cool !
Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche o/



   - Anyway, love sucks. -
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Elliott Marceau

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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 21:33

Marchi beaucoup pour cet accueil brill

J’espère qu’il va vous plaire en tout cas :carton:


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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Sam 17 Sep - 21:48

Oh, ça promet d'être fun tout ça mdr

Bienvenue chez les tarés, bon courage avec ta fiche yy
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Elliott Marceau

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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Dim 18 Sep - 1:49

Merci beaucoup ! vv


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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Dim 18 Sep - 13:17

Alors mon petit, avant de te valider, je vais juste te demander de retirer les petits mots anglais du genre "pixie" ou "snowglobe". Vu que nous sommes sur un forum francophone, nous préférons que le vocabulaire soit français pour les non initiés. choupi
Attention aussi au côté trop sérieux de Wonderland dans ta fiche, ça reste un monde avant tout illogique, tiré par les cheveux et complètement fou. Certes il n'est pas tout rose, loin de là, mais on parle du royaume de la Reine Blanche quand même, le plus déluré et illogique où il fait bon vivre partout contrairement à chez la Reine de Coeur où ton histoire s’incrusterait vraiment mieux. choupi
Voilà voilà après ça tu auras droit à ta couleur. hihi


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Elliott Marceau

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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Dim 18 Sep - 14:02

Alors normalement j’ai repris tous les mots ! J’espère que y’en a pas qui m’ont échappé.

Et donc, y’avais aucun soucis pour le Royaume, merci d’avoir éclairé mes lanterne ;) J’ai modifié en disant donc qu’il venait du royaume de la Reine de Coeur et qu’il s’est exilé dans celui de la Reine Blanche avant de s’être retrouvé à Ormbrave. Est-ce que ça va ?


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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Dim 18 Sep - 14:16

Il est des nôôôtre

- Il a fait sa fiche comme les auuutres -

Et bien c'est tout bon yy Juste, mais ça va pas de mater la Reine comme ça garnement ! shock Mais j'ai hâte de voir le petiot en jeu avec ses manies de fées (même si j'hésite entre lui faire un câlin ou planquer ma bourse Arrow ). Allez va gambader. What a Face

Félicitatiiiioooon !!! hughy Maintenant que tu fais partie de notre grande famille, il est temps de passer à la suite ! haa Tu peux dès à présent ouvrir une fiche de liens et topics ! Tu peux aussi aller créer un à deux petit(s) scénario(s) juste ici. Si tu as la moindre question tu peux directement t'adresser aux grands manitous ou encore te rendre . Bref tu es libre et tu peux aller gambader joyeusement ! huhu dans


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Elliott Marceau

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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Dim 18 Sep - 15:03

Merci beaucoup j’y cours !
Et je ne fais que regarder, promis rien de plus angel


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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   Mer 21 Sep - 21:39

JE SUIS A LA BOURRE MAIS ON CRITIQUE PAS ! (eukay ? hmhm)

Bref, rassure toi, je suis tout doux et tout gentil en vrai yy

Bienvenue petit enfant perdu avec des graines dans le ciboulot (un paquet même :arrow) Brefouille, même si le vilain chapelier t'a déjà validé je viens quand même faire pipi partout hohoho *fait pipi* pervv


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traversant la nuit, voguant seul dans le ciel, l'horizon part, il s'enfuit dans un désert... (code by alas)
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MessageSujet: Re: Liot’ l’enfant-perdu ou simplement perdu.   

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